Le directoire général de la Société des Compagnons de la Mission

Introduction

34.1 Tout groupe a besoin de règles pratiques qui aident à l’unité du groupe, selon l’esprit qu’on a voulu lui donner, pour une saine organisation des activités et pour l’exercice de la mission. Ces règles, surtout la règle de vie, forgent l’identité du groupe et l’identité personnelle de chacun. On ne peut faire l’unité sans une définition commune de ce que nous sommes. Ces règles permettent aussi de donner au groupe une visibilité par la communion de ses membres. Elles aident à maintenir la charité parmi les membres et engendrent une certaine cohésion.

34.2 L’ensemble des règles est incorporé dans un directoire. Elles peuvent être amendées selon les nécessités par l’assemblée générale tenue tous les cinq ans. Le directoire comprend une partie générale qui s’applique à toute la Société qu’on appellera : Directoire général de la Société, et un directoire régional ou national si nécessaire, si le besoin se faisait sentir, dans lequel on trouvera des règles plus adaptées selon les besoins ou nécessités du lieu, du temps et des cultures.

35.1 L’autorité compétente

35.1 L’autorité suprême est l’Assemblée générale de la Société et son Modérateur général, aidé de son conseil. Hors de l’assemblée générale, le Modérateur général à l’autorité suprême avec son conseil. Alors, les délibérations du conseil peuvent se faire par communication électronique pour éviter des déplacements nonobstant l’assemblée générale tous les cinq ans.

35.2 Le modérateur général et ses conseillers sont élus pour une période de cinq ans. Le Modérateur général déterminera avec son conseil la manière de procéder pour l’envoi de délégués à l’assemblée générale.

35.3 Le mode d’élection pour les charges dans la Société est le suivant : pour avoir le droit de vote, il faut être membre. Seuls sont éligibles aux charges les membres. Tout vote par procuration est exclu. Le vote doit être secret. On ne peut pas voter pour soi. Est élue la personne qui a obtenu lors d’un scrutin la majorité des voix, c’est-à-dire cinquante plus un. L’élection se termine au troisième scrutin où est élu la personne qui a obtenu la majorité relative. En cas d’égalité des voix, le plus ancien des deux sera déclaré élu.

35.3 Le Modérateur général et son conseil peuvent instituer des régions lors de l’assemblée générale et leur déléguer les pouvoirs nécessaires pour soutenir les groupes locaux. L’assemblée générale peut aussi les dissoudre. Le mandat du délégué régional est de cinq ans, ou jusqu’à l’assemblée générale suivant sa nomination.

35.4 L’assemblée générale a le pouvoir d’apporter des changements à la règle de vie et au directoire général.

  1. Reconnaissance institutionnelle et animation

36.1 Chacun des groupes locaux doit être reconnue par l’autorité de la circonscription ecclésiastique dans laquelle il exerce ses activités. Le Modérateur général reconnaît ces groupes locaux comme agrégées à la Société suite à l’approbation par l’autorité du diocèse.

36.2 Le groupe local est dirigée par une ou un responsable qui préside les réunions, soutient les membres dans leur démarche communautaire, assure l’exécution de la règle de vie par les membres,

préside les réunions du conseil du groupe, reçoit les demandes d’inscription des membres. Le responsable est élu pour un mandat de trois ans.

36.3 Autant que possible chaque groupe a un modérateur spirituel dont la fonction est d’aider au progrès spirituel et missionnaire des membres. Le modérateur spirituel est membre ex officio du conseil, mais ne jouit pas du droit de vote.

36.4 Le responsable est aidé d’officiers du groupe : un assistant responsable, un trésorier, un secrétaire d’assemblée. Tous les officiers sont membres du conseil du groupe local. Ils sont tous élus par vote secret. Est élu celui ou celle qui a obtenu la majorité absolue des voix. Au troisième tour de scrutin la majorité simple suffit.

36.5 Au besoin, les membres du groupe local peuvent élire d’autres membres au conseil ne dépassant pas trois membres en plus des membres de droits.

36.6 Un groupe doit obtenir l’autorisation du modérateur général ou de son délégué pour être reconnue par la Société après une expérience comme groupe.

36.5 Chaque groupe local porte soit le nom d’une personnalité, soit un mot, soit encore un événement signifiant qui pourrait inspirer la vie du groupe. Dans le cas où un groupe choisirait un nom déjà utilisé par un autre groupe, on y ajoutera soit le nom de la ville ou un autre mot signifiant.

36.6 Les groupes locaux sont composés a) d’associés qui ne désirent pas devenir membres mais qui se plaisent à venir aux réunions ou qui désirent découvrir les Compagnons de la Mission, b) de membres en probation c) des membres de droit.

  1. Les modérateurs spirituels

37,1 Un modérateur spirituel peut être invité à participer au réunion du Conseil général et à l’assemblée générale. Il sera choisi par le Modérateur général.

37.2 Le modérateur spirituel est nommé par l’instance ecclésiastique dans laquelle le groupe existe et maintient ses activités.

37.3 Un modérateur spirituel accompagne le groupe. Son rôle est d’accompagner communautairement les membres. Il n’a pas d’autorité sur les groupes, mais il, ou elle, doit répondre de la bonne marche de la Société vis-à-vis des autorités ecclésiastiques qui ont reconnu l’existence du groupe.

37.4 Les modérateurs spirituels aident et recommandent certaines formations disponibles dans leur milieu et encouragent et stimulent chacun et chacune dans l’exercice de leur apostolat. Exceptionnellement, ils peuvent donner des formations, mais généralement les intervenants devraient venir de l’extérieur et sont choisis selon leur compétence.

37.5 Le modérateur spirituel peut être prêtre, religieux ou laïque, pourvu qu’il ait une formation suffisante et adéquate pour remplir la tâche. L’Assemblée générale pourra déterminer les exigences nécessaires pour l’exercice de la fonction.

37.6 Les modérateurs spirituels seront sollicités pour la préparation des liturgies et l’animation de celles-ci, l’organisation restant la responsabilité des membres.

37.7 Les modérateurs spirituels sont mandatés par l’instance qui a reconnu et autorisé l’existence du groupe. Il, ou elle, est membre de droit du conseil du groupe local. Leur mandat est de trois ans renouvelable une seule fois dans le même groupe.

  1. Les groupes en formation

38.1 Pour qu’un groupe en instance de formation soit reconnu, les demandeurs doivent être au nombre de cinq. Ce groupe doit être approuvé par une autorité compétente (Cf. 36.6) et faire la démonstration qu’il a de fortes probabilités de survie.

38.2 Le groupe obtiendra l’aide d’un membre de la Société qui le visitera assez régulièrement et gardera un contact permanent pour ensuite présenter la candidature du groupe aux autorités compétentes.

39.3 Dans un délais raisonnable, le groupe sera accompagné d’un modérateur spirituel ayant l’expérience et les connaissances voulues pour faire cheminer les membres jusqu’au moment où le groupe pourra être reconnu.

38.4 Lorsque cinq membres seront prêts à demander leur adhésion à la société, le groupe pourra être reconnu par l’autorité compétente.

38.5 Une autorisation immédiate est prévue lorsque cinq membres de droit souhaiteraient essaimer en vue de fonder un nouveau groupe.

  1. Les associés

39.1 Les associés sont des personnes qui, invités par des membres, inspirés par une publicité quelconque, en recherche, ou pour d’autres raisons valables, viennent aux réunions statutaires avec l’autorisation de l’autorité responsable du groupe. Ils n’ont pas le statut de membre et n’ont pas le droit de vote aux assemblées. Ce sont des regardants qui cherchent à se rapprocher de la Société ou encore qui cherche un groupe d’appartenance pour un temps plus ou moins long.

39.2 Les associés ne sont pas obligés de devenir membres et seront accueillis avec bienveillance. Néanmoins, on veillera, autant que possible, que le nombre d’associés ne dépasse pas le nombre d’adhérents. Les associés qui pour des raisons de personnalité ou de caractère troublent la bonne entente dans le groupe, après délibération du conseil du groupe local, et après un avertissement fraternel, seront priés de se retirer du groupe.

39.3 Une période de fréquentations est souhaitable avant de faire une demande pour entrer en probation. On jugera au cas par cas.

  1. Les personnes en probation

40.1 Les personnes en probation sont celles qui ont fait une demande officielle de devenir membres et qui ont été admises par les autorités compétentes pour le temps de probation.

40.2 Le temps de probation est d’une durée de douze mois, période après laquelle la personne en probation peut faire sa demande et devenir membre de la Société.

40.3 Toutes personnes intéressées aux objectifs de la Société, c’est-à-dire la sanctification personnelle et l’évangélisation du monde, peuvent s’inscrire auprès d’un groupe en adressant sa demande par écrit au responsable de celui-ci, y mentionnant ses motivations, ses attentes ou toutes autres raisons indiquant aux personnes compétentes ce qui est nécessaire pour juger si la demande est recevable ou non.

40.4 Les demandes sont étudiées par le/la responsable en conseil. Si le/la responsable avec son conseil est favorable, le demandeur ou la demanderesse sont admis à la période de probation. Si le/la personne responsable en conseil juge que la demande est non recevable, la personne en sera avisée discrètement et d’un commun accord on jugera si la personne doit continuer à participer aux activités de la Société.

40.5 Les personnes en probation sont responsables de leur propre formation. Il leur incombe de se former par l’étude personnelle, la lecture et l’assistance aux journées statutaires de formation du groupe, par la participation volontaire à des formations données par les instances ecclésiales ou civiles dans leur milieu.

40.6 Au terme d’une année de probation, on peut faire la demande officielle pour devenir membre. Le/la responsable en conseil décide de l’acception comme membre et cette personne est inscrite au registre des membres de la société des Compagnons de la Mission. Une fois membre, celui-ci bénéficie des droits concédés aux membres : participation aux activités de la société, aux bienfaits spirituels, droits de vote, aux charges et responsabilités dans le groupe, etc.

41.1 Les membres de droits

41.1 Les membres de droits sont ceux ou celles qui en font la demande aux autorités compétentes (Cf. 36.6) Ils sont membres de droits aussitôt leur demande acceptée et leur inscription au registre des membres.

41.2 Le nouveau membre accepte de se soumettre aux devoirs et obligations des membres : paiement des cotisations financières, assiduité aux réunions statutaires, participation à la mission du groupe si possible.

41.3 Le manque de connaissances pourrait toutefois retarder l’adhésion comme membre. Les membres qui s’absentent pour deux années complètes et consécutives des réunions statutaires sont rayés de la liste des membres, à moins que leur absence soit motivée pour des raisons de santé ou d’autres motifs jugés valables.

41.3 En tout temps, un membre peut donner sa démission sans aucune obligation de sa part et sous aucune réserve. Cette décision lui est personnelle, elle lui appartient. Cette résiliation doit être faite par écrit et à partir du moment de son acceptation par la Société, le demandeur n’a plus aucune obligation envers la Société et la Société envers le membre. Si un membre qui a donné sa démission désirait revenir, il peut le faire à condition qu’il accepte de faire une nouvelle probation de deux années.

41.4 L’appartenance à la société est déterminée par l’assiduité aux activités de la Société. Tout membre qui ne participe plus aux activités depuis vingt-quatre mois consécutifs verra son statut de membre révoqué, exception faite des absences pour cause de santé, pour raisons d’éloignement du groupe ou autres raisons jugées valables.

41.5 Un membre pourrait être renvoyé par une décision du/de la responsable avec l’assentiment du Conseil du groupe pour raisons sérieuses. Dans un cas de renvoi, il est sage de demander l’avis de personnes de bons conseils et neutres. Un renvoi ne peut être fait sans que la personne ait reçu quelques rappels à l’ordre par le ou la responsable. Idéalement, un renvoi ne devrait être effectué qu’après que le membre a été entendu et a reçu plusieurs avertissements sur ce qu’on lui reproche.

41.6 Quoique les membres ne fassent aucun engagement formel au moment de leur admission, un rituel pourra être utilisé pour marquer l’événement important de son admission. Le modérateur spirituel préparera un temps de prière où le groupe s’unira au nouveau membre dans sa démarche. La remise d’un signe distinctif, la remise officielle et publique de la règle, et d’autres signes significatifs pourra être fait. Il semble opportun que le membre reçoive, soit une croix, une bible, ou autres objets de piété selon la culture du milieu et les coutumes que la Société pourra développer au cours du temps. Ce serait peut-être le moment de signer un registre avec le nom de la personne, ses coordonnées, manifestant son acceptation d’être membre de la Société.

41.7 Un membre qui souhaiterait faire un engagement plus formel devra le faire de manière privée. Le membre en discutera la pertinence avec le modérateur spirituel et si le modérateur spirituel est d’accord, celui-ci pourra recevoir l’engagement du membre privément. L’engagement privé doit être libre et sans contrainte pour le demandeur. Toutefois, cet engagement ne doit pas durer plus d’une année, renouvelable chaque année. Aucun engagement perpétuel ne sera accepté afin de respecter la règle qu’un membre peut se retirer en tout temps de la société.

  1. L’appartenance et la vie commune

42.1 Le projet de saint Dominique incite à la communion fraternelle. Ce fut l’une des raisons de son choix pour la règle de saint Augustin plutôt qu’une autre à l’époque. Les religieux ou les consacrés s’engagent par vœux à la pratique des conseils évangéliques. Ce n’est pas le cas des Compagnons de la Société. Néanmoins, un être communautaire ne fonctionne pas isolé. La famille naturelle du Compagnon est sa priorité, puis ses amis. Au-delà de cette priorité naturelle ou sociale, le Compagnon se réjouit de l’amitié qu’il maintient avec les membres de son groupe et mise sur celui- ci pour maintenir des liens avec la Société dont il a choisi de devenir membre. De cette manière, les membres se stimulent les uns les autres. Le Compagnon est envoyé par son groupe et par l’Église pour servir dans le feu de l’action. Il n’agit pas dans un esprit individualiste. Il demeure toujours en lien avec des frères et des sœurs de son groupe. Nous avons besoin les uns des autres.

42.2 Les groupes locaux sont des regroupements de personnes qui désirent cheminer ensemble, se soutenant les uns les autres par l’entraide, la vie fraternelle, l’amitié, l’échange, la formation, la mission communautaire dans le souci d’évangéliser le monde. C’est le Christ qui les unit et l’Esprit Saint qui les guide. C’est pourquoi dans les réunions ou les assemblées on se rappellera les consignes suivantes : on doit veiller dans les échanges à ce que certains membres ne prennent pas toujours le « haut du pavé ». Qu’on soit conscient de la nécessité de s’écouter les uns les autres. La dynamique des discussions dans les assemblées et réunions ne doit pas devenir des cacophonies où chacun parle en même temps et où il n’y a plus de place pour un échange bienveillant et gracieux.

42.3 Dans tout groupe humain, il peut y avoir des discordes, des agacements, des mécontentements, des blessures, des paroles dures. C’est pourquoi on suivra le conseil de saint Augustin : Pas de litiges entre vous ; ou alors mettez-y fin au plus vite ; que votre colère ne se développe pas en haine, d’un fétu faisant une poutre et rendant votre âme homicide. Vous en effet : qui hait son frère est homicide. Quiconque blesse autrui par injure, mauvais propos, accusation directe, se préoccupera de réparer le plus tôt possible ; et que l’offensé pardonne sans récriminer. Si l’offense a été réciproque, que l’on se pardonne réciproquement ses torts, à cause de vos prières qui doivent être d’autant plus saintes qu’elles sont plus fréquentes.

42.4 L’animation des réunions sera confiée à des personnes douées pour le faire et ils exerceront leur mandat avec doigté, avec charité, mais si nécessaire avec fermeté pour le bien de tous. Durant ces réunions, le responsable a le droit d’intervenir et d’user de son autorité lorsque nécessaire.

42.5 Le mode de fonctionnement des réunions doit convenir à la paix entre nous. Celui ou celle qui veut prendre la parole doit le faire en levant la main et ne doit pas intervenir tant que l’animateur de la réunion n’a pas autorisé la personne à prendre la parole. Au début de chaque réunion, l’animateur rappellera que le monopole de la parole n’est pas souhaitable, ni les interventions intempestives, car cela risquerait de paralyser certaines personnes ayant de la difficulté à exprimer leurs opinions ou leurs avis.

42.6 Afin d’éviter les conflits de générations, les plus anciens en âge ou en expérience éviteront de raconter leur passé et permettront aux plus jeunes ou aux nouveaux de prendre la place qui leur revient, même si parfois l’expérience peut manquer. Le vivre ensemble exige de trouver des points d’ancrage communs au profit de la vie commune et de la mission. Qui se raconte se libère, mais qui est discret devient sage et crédible. On évitera de prendre des boissons alcoolisées avant les réunions. Pour discuter et apprendre il faut un esprit clair.

42.7 Se rappelant la consigne de saint Dominique à son chapitre : le grain qui s’entasse pourrit on veillera à promouvoir la Société en proposant la règle de vie à des personnes qui pourraient s’y intéresser, en recrutant de nouveaux membres, en travaillant à la fondation de groupes locaux, favorisant l’évangélisation partout où c’est possible et nécessaire. L’expansion de l’Église de Jésus- Christ sera toujours une préoccupation pour les membres.

  1. La formation

43.1 Par vocation, le Compagnon, à la lumière des premiers frères et sœurs dominicains, veut consacrer du temps à l’étude, à la prière et à la vie commune pour rendre un service efficace et signifiant à l’Église selon l’esprit de saint Dominique qui envoie ses Prêcheurs étudier et enseigner dans les grands centres d’étude de son époque. C’est une question de compétence et de justice envers ceux que nous côtoyions et que l’on veut servir.

43.2 Mis à part les trois journées statutaires réservées à la formation pour tous les membres d’un groupe, le compagnon doit prendre en charge la gestion de son programme personnel et des démarches à suivre. Il doit s’informer de ce qui est disponible ou offert par les instances ecclésiales et les propositions qui sont faites au plan religieux et au plan humain par différents organismes ou institutions académiques.

43.3 Ainsi le Compagnon est en mesure de choisir en fonction de sa disponibilité et des connaissances déjà acquises. Ils peuvent se former à leur rythme et tenir compte de leurs propres motivations et de leurs besoins en fonction de la mission qu’ils assument. Le modérateur spirituel peut leur venir en aide au besoin.

  1. La gestion financière

44.1 La règle de saint Augustin invite à la générosité et à l’ouverture dans la gestion des biens et la distribution de ceux-ci. Chacun doit recevoir selon ses besoins. Il serait dommage qu’une personne ne puisse devenir membre à cause d’une condition modeste. Saint Augustin nous inspire l’accueil des différences dans la charité. Peut devenir membre toute personne de condition modeste comme de condition fortunée. Les gens simples devraient trouver leur place parmi nous ; la seule richesse nécessaire pour entrer dans la société est la noblesse du cœur, l’intention droite, et le désir d’évangéliser. (Cf. Méditation, N° 49, La condition de chacun avant d’entrer dans la société)

44.2 Selon l’esprit de la règle de saint Augustin, afin d’éviter une gêne aux plus pauvres d’entre nous, la gestion financière sera organisée de manière telle que des ressources seront mises en commun, puis, distribuées pour payer les dépenses du groupe, et si nécessaire, pour aider les membres qui en auraient besoin. Ainsi, les cotisations seront reçues par le trésorier qui en aura la garde et veillera à la gestion des comptes sans que les autres membres connaissent le montant de la contribution reçue par telle ou telle personne. Dans certaines circonstances il peut être favorable pour la discrétion de faire appel à la générosité et ainsi combler les manques en puisant dans la réserve du groupe. Il y a un proverbe qui dit les bons comptes font les bons amis et un autre qui dit gouverner, c’est prévoir. Les responsables se conduiront donc en conséquence.

44.3 Le Compagnon ne prononce pas de vœux, en l’occurrence celui de pauvreté. Mais de manière à vivre l’esprit de pauvreté que recommande l’évangile, chacun sera généreux et acceptera volontiers de verser la contribution qui lui est demandée pour le bien de tous et de l’évangélisation. La caisse commune permet de prévoir et d’éviter des malaises ou des gênes pour l’avenir. La région pourra maintenir un fonds de prévoyance pour aider soit les groupes plus pauvres ou les membres qui seraient dans le besoin. Il en va de même pour le gouvernement général de la Société.

44.4 Les trésoriers rendront des comptes au conseil du groupe et un bilan sera présenté une fois l’an par le trésorier aux membres qui en voteront l’approbation après avoir délibéré et avoir soumis leurs observations à la réflexion de tous. Il en va de même pour les régions et le gouvernement général de la Société.

  1. Conclusion

44.1 Faisons nôtre la consigne de saint Augustin : Puisse le Seigneur vous donner d’observer tout cela avec amour, en être épris de beauté spirituelle et dont l’excellence de la vie exhale l’excellent parfum du Christ, non comme des esclaves sous le régime de la loi, mais en hommes libres sous le régime de la grâce.

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