Être Missionnaire

Maison de saint Pierre

La maison de Saint Pierre à Capharnaüm

2.1 La société des Compagnons de la Mission est instituée en ayant pour but l’évangélisation du monde, en liaison avec tout l’effort ecclésial qui se fait dans ce sens. D’une part par le témoignage de leur vie, ses membres, font connaître l’Évangile de Jésus-Christ, et d’autre part, ceux-ci proposent à chacune des personnes rencontrées une adhésion à la personne du Christ et à son Évangile. Car tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester de telle manière, par l’exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l’homme nouveau qu’ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés…

2.2 Les membres se stimulent les uns les autres par la constance de leur vie fraternelle. Ils entretiennent des relations, unis par la charité, tout en exerçant leur mission d’évangélisation dans leur milieu de vie. La présence des chrétiens dans les groupements humains doit être animée de cette charité dont nous a aimé Dieu, qui veut que nous aussi nous nous aimions mutuellement de la même charité.

2.3 Pour exercer leur ministère, ils se donnent une formation spirituelle et humaine dans le but de se sanctifier et comme aide pour accomplir leur mission.

2.4 La Société, en tant que groupe, et ses membres individuellement, entend l’appel du Christ à ses disciples lors de son Ascension au ciel : Quant aux onze disciples, ils se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait donné rendez-vous. Et quand ils le virent, ils se prosternèrent ; d’aucuns cependant doutèrent. S’avançant, Jésus leur dit ces paroles : tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin de l’âge. Ainsi, les Compagnons souhaitent être les collaborateurs des apôtres dans l’humilité de leur état et être disponibles aux besoins de l’Église, particulièrement leur Église locale.

2.5 La Société, à son origine, est fondée pour répondre à l’appel d’évangélisation fait par le Christ aux disciples, malgré les doutes et les difficultés. Les membres témoignent de leur foi et mettent toute leur énergie au service de l’Évangile. Dans leur vie et leur activité, les disciples du Christ, intimement unis aux hommes, espèrent leur présenter le vrai témoignage du Christ et travailler en vue de leur salut, même là où ils ne peuvent annoncer pleinement le Christ. Un texte à méditer est celui de l’évangile de saint Jean où Jésus suggère qu’il est la vigne véritable et que son Père est le vigneron. Notre vocation de chrétien est intimement liée à celle du Christ qui, par obéissance à son Père, lui est toujours resté fidèle. Le chrétien est appelé à porter du fruit. Il en est ainsi du Compagnon. C’est la gloire de mon Père que vous portiez du fruit. Pour porter du fruit, il faut être rattaché au Christ car de soi-même le chrétien ne peut faire que peu de choses. Répondre à l’appel de devenir saint exige une grande proximité avec le Christ, qui, finalement nous aide tout au long de notre vie par la grâce des sacrements et l’amour qu’il nous porte. Il nous redit tous les jours : Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte.

(Cf. Méditation, N° 2, La vigne véritable)

2.6 La règle de vie propose une spiritualité et un mode de fonctionnement sous l’égide de la bonne volonté et de la charité de chacun des membres : « Car nous estimons que l’homme est justifié par la foi sans la pratique de la Loi. La Société des Compagnons de la Mission fait sienne l’esprit dans lequel saint Paul voit le rôle de la loi : Mais à présent nous avons été dégagés de la Loi, étant morts à ce qui nous tenait prisonniers, de manière à servir dans la nouveauté de l’esprit et non plus dans la vétusté de la lettre.

2.7 À l’instar de la Constitution des frères de l’Ordre des Prêcheurs, la règle n’oblige pas sous peine de péché : […] l’ordre a décidé que ses lois n’obligent pas à peine de péché, voulant que les frères les assument par un jugement de sagesse, non comme esclaves sous la loi, mais comme libres sous la grâce. Ainsi que le prévoit aussi la règle de saint Augustin, le Compagnon agit en toute liberté par amour : Puisse le Seigneur vous donner d’observer tout cela avec amour, en êtres épris de beauté spirituelle et dont l’excellence de la vie exhale l’excellent parfum du Christ, non comme des esclaves sous le régime de la loi mais en hommes libres sous le régime de la grâce.

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